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Bienvenue sur Milly D.

S'il y a une chose que j'aime faire c'est partager sans chichis. Des conseils beauté, aux bons p'tits plats, tout y passe !
En tant que femme, servante du Christ, épouse, chef d'entreprise,... Je partage librement la joie de vivre caribéenne qui est la nôtre. 
Gwo bo siwo,
Milly.

Sensations, émotions, satisfaction ?!

Sensations, émotions, satisfaction ?!

Je me souviens de ces mots issus d’un tube des années 80 bien connu de par chez nous. Cette chanson me rappelle les photos légèrement jaunies qui sont gardées sous la pellicule plastifiée des albums photos. Je revois ma maman avec sa coupe afro et ses épaulettes. Jeune, insouciante avec un magnifique sourire, appuyée sur la Renault 5 de l’époque.
Ces captures du temps me remplissent d’amour et de fierté. Quand mes parents m’en parlent, je vois une période où l’avenir se dessinait en hexagone, où le travail et la famille étaient la valeur phare de la société. Rassure-toi, je ne suis pas passéiste. Chaque époque à ses valeurs fortes et je suis contente de voir que, l’humain ou plutôt l’individu, dans un certain sens, semble revenir au cœur des projets. 

Aujourd’hui, il ne se passe pas un jour où l’on ne parle pas de bien-être, de bonheur ou développement personnel. Chacun va de sa théorie sur la manière d’y arriver, et je ne fais pas d’exception à la règle. Mais s’il y a une chose que je note c’est que ces notions sont souvent liées à ce qui est charnelle ou émotionnelle. En gros, tout ce qui est sensations et émotions devrait donc nous procurer satisfaction. Kassav avait-il vu juste ?
J’ai l’impression que nos émotions et nos sensations sont devenues des boussoles ou des indicateurs qui guident et mènent toutes nos décisions. Je pense, en effet, que nous ne devons pas les nier ou les ignorer. Nous voyons encore aujourd’hui les conséquences désastreuses que ces comportements peuvent avoir sur nos cellules familiales. L’habitude de ne pas dire je t’aime ou de garder au fond de soi un sentiment d’injustice, quel qu’il soit, fait encore de nombreux dégâts.

Tous les jours, nous aspirons à quelque chose de nouveau, qui nous stimule. Du portable tactile, à la liberté que nous accordent les réseaux sociaux pour exprimer nos opinions, chacun peut et « doit » dire comment il se sent. On quitte d’anciennes vies parce qu’on ne s’y sent pas bien. On entame de nouveaux projets pour se sentir mieux, toujours en gardant les sensations et les émotions comme des indicateurs fiables. Mais le sont-elles vraiment ?
J’ai l’impression que le discours actuel à donner une fausse perspective sur le bonheur. Comme étant une sorte de truc purement émotif. Et oui, tous les êtres humains ont droit au bonheur. Mais, est-il vraiment gratuit ? N’y a t-il pas de choix à faire pour y accéder ? Est ce que ça ne nous coûte pas quelque chose ? Oui. En vérité, peu de personnes sont assez braves pour le définir au-delà leurs propres zones de confort. En fait, dès lorsqu’on n’est plus à l’aise avec une situation, on change, on vire, pour aller vers la prochaine source qui fera à nouveau battre notre cœur, ou nous fera vibrer.

Les émotions sont à prendre au sérieux. Plus je les observe, plus je me rends compte qu’elles créent un mouvement. D’ailleurs, la base latine du mot signifie « mouvement vers l'extérieur ». Donc si chacune des émotions que nous ressentons ou qui nous habitent créent un mouvement, une impulsion, la question est de savoir dans quelle direction nous allons. Dans bien des situations, j’en viens à me poser la question sur la place que je leur accorde. Chacun de nous ressent des choses que soit au niveau sensoriel ou émotionnel, mais ne sommes-nous que ça ? Sommes-nous maîtres ou esclaves de nos émotions ?

Grains de café...

Grains de café...

Fais le calcul…

Fais le calcul…

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