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Bienvenue sur Milly D.

S'il y a une chose que j'aime faire c'est partager sans chichis. Des conseils beauté, aux bons p'tits plats, tout y passe !
En tant que femme, servante du Christ, épouse, chef d'entreprise,... Je partage librement la joie de vivre caribéenne qui est la nôtre. 
Gwo bo siwo,
Milly.

Fais le calcul…

Fais le calcul…

Hier, je discutais avec une personne qui m’est chère, une très bonne copine. Nous nous connaissons depuis le lycée. Un regard, une histoire sans paroles, un fou rire échangé en classe et notre amitié a commencée. Malgré les années, la distance, les silences ou les divergences d’opinions, nous sommes restées proches. Du moins assez pour parler de ce qui nous touche, ou de ceux qui nous aiment.

C’est d’ailleurs ce sujet qui nous amener à rester au téléphone quelques heures, passant du rire aux larmes, de la compassion au questionnement et vice-versa. Elle m’expliquait une situation difficile marquée par la trahison et le doute, en dépit de l’amour. Ca ressemble presque à un des épisodes de feuilletons à l’eau de rose que ma grand-mère m’interdisait de regarder étant petite. Elle me disait que c’était pour les "grandes personnes". Etant enfant, je ne comprenais pas pourquoi je ne pouvais pas regarder ce qui semblait divertir les adultes au point d’en parler avant, pendant et après l’épisode… Ca me paraissait injuste. Aujourd’hui, je protège et je cultive cette dose innocence rescapée de mon enfance. Je ne pensais pas que les telenovelas s’inspiraient d’histoires vraies ou pouvaient en inspirer.

Je ne voulais te balader aussi loin dans ma mémoire, mais j’ai été profondément touchée par le niveau de méchanceté des gens. Voir une personne qu’on aime souffrir, effleurer les sentiments de tristesse qui l’habitent, sont difficile à vivre. Je ne savais pas vraiment quoi dire exactement, n’ayant jamais vécu de choses à cette magnitude, alors j’ai voulu sauver ce qui me semblait le plus important : son âme.

Quand je parle ainsi, je ne parle pas du salut tel que Dieu nous l’accorde dans Jean 3 v.16. Mais plutôt de ce qu’elle pourrait devenir, ou ne plus être. En lui parlant, j’ai eu peur de ce qui aurait pu disparaître d’elle. J’ai ressenti une telle peine, un abysse si profond, qu’il pourrait très certainement l’ensevelir dans une amertume sans précédent. Ca m’a fait peur. Et un peu comme les geeks dans Scorpion (oui, j’avoue, je regarde cette série), je l’ai invité à faire un calcul. Rien d’exceptionnel, juste des mathématiques simplistes. 
Ma question était la suivante :

- Moi : « sur la base de ce que tu me dis, et si on devait résumer les choses à des opérations mathématiques, penses-tu que effectue plus de soustractions ou d’additions en ce moment ? »
- Elle (sur un ton sec et pour le moins tranchant) : Des soustractions ! Et j’ai bien raison de la faire, je ne m’en porte que mieux, sans ces gens toxiques dans ma vie…
- Moi : Et tu te sens comment ?
- Elle : Beiiin… Je t’ai dit, j’ai raison de le faire. Et c’est bien la dernière fois que je vais me laisser prendre. D’ailleurs, moi, je ne dis plus rien. Je ne parle plus. C’est tout. Je veux plus rien à voir à faire avec ces gens là.
- Moi : Tu me parles de ce qui est rationnel. Moi, je recherche à savoir ce que cet ensemble de soustractions, aussi pertinentes soient-elles, te rapporte ? A toi ? Je ne peux qu’imaginer ta tristesse. Mais, en tant que proche, je peux également te dire que tu risques de devenir amère et laisser le comportement de ces gens te changer… Tu risques de te perdre. De faire exactement le contraire de ce que tu veux, c'est-à-dire, les laisser déterminer ton fonctionnement.

Nos silences en disaient longs. Je savais que ce n’était pas ce qu’elle souhaitait entendre, autant que je savais ce que l’amertume et la douleur pouvaient ronger dans un cœur. Parce que je ne connais pas ta situation, je ne veux pas (et ne pourrai clairement pas) me placer en tant que juge. Mais, j’ai vu des personnes quitter ce monde avec des douleurs et des cicatrices aussi vives qu’au premier jour, malgré les années et décennies écoulées. Je ne souhaite ça a personne. Pour moi, c’est la définition même du mort vivant...

Je veux que tu vives ! Que tu additionnes des jours heureux, que tu reçoives de l'amour et que tu puisses en donner à ton tour. C’est ce que je te souhaite. Pourtant, Dieu lui-même ne garantit pas de jours sans peine. Au contraire, les « moins » de la vie et l’épreuve font partie des moyens utilisés pour nous renforcer, nous édifier. Et Dieu est également celui qui donne, celui qui ajoute. Il est le « plus » qui surpasse tous les « moins ». 

Si tu lis encore ces lignes, (je te remercie puisque mes propos sont un peu plus longs que d’habitude) mais je veux aussi t’encourager à faire ce même calcul. Où en es-tu dans ta vie ? Sache que peu importe les moins que tu as pu vivre, tu es et resteras toujours un plus. D’ailleurs, tu es plus que ce que tu crois. Tu peux plus que ce que tu crois. Tu apportes plus que ce que tu crois. Aime-toi seulement assez pour t’autoriser à vivre en plus. Fais le calcul !  

Sensations, émotions, satisfaction ?!

Sensations, émotions, satisfaction ?!

Ce dont je suis certaine

Ce dont je suis certaine

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